Les jolies colonies de vacances

Horta, Açores – du 4 au 10 juillet

Dimanche 3 juillet, la météo annonce pas mal de vent pour lundi et la nuit suivante. On décide donc de quitter Florès dès le dimanche soir et viser une arrivée lundi soir à Horta, sur l’ile de Faïal. Le calcul s’avère payant car nous passons une nuit en mer très confortable. La journée qui suit, avec le vent dans le nez, est nettement moins agréable, et nous sommes soulagés d’arriver à Horta, sous le regard majestueux du mont Pico. 

Horta est le point de passage incontournable de tous les navigateurs qui traversent l’Atlantique dans le sens « retour », en particulier les familles en fin d’année sabbatique. Si on ajoute ceux qui laissent leur bateau à l’année aux Açores pour y passer l’été en famille, ça fait une sacrée tripotée d’enfants sur les pontons. Les nôtres sympathisent vite avec deux ou trois autres équipages, et passent leurs journées entières à jouer sur l’esplanade du port : construction d’une cabane, épervier, pêche aux crabes, pique-nique dans la cabane, jeux de société sur les bateaux. Une semaine de colonie de vacances en quasi-autonomie, le rêve. Les adultes profitent de cette liberté pour se livrer à leurs activités favorites : avitaillement, nettoyage du bateau, bricolage divers (démontage du guindeau, rinçage du moteur hors-bord à l’eau douce…) et éventuellement un ou deux Ti Punch à l’occasion,avec modération. 

Au milieu de la semaine, nous louons une voiture pour faire le tour de l’ile. Comme il ne reste qu’un mini-van disponible, nous embarquons l’équipage de Twiggy et partons à 11 explorer Faïal. Au programme : pique-nique sur coulée de lave, baignade dans les piscines naturelles, et magnifiques points de vue en bord de route. Pour le tour de la caldera au sommet du volcan par contre, il faudra revenir : brouillard, crachin et vent nous font rebrousser chemin. Hé oui, les Açores c’est très joli, mais quand on voit le temps début juillet, on comprend pourquoi les iles sont si vertes !