Brèves de skipper 10 – Julia Roberts et le lit King Size

Etre seul maître à bord après Dieu, c’est plaisant, mais ça a aussi ses moments plus délicats, relatés dans notre série « Brèves de skipper ».  Aujourd’hui, une petite réflexion culturelle sur l’hyperpuissance américaine dans une économie globalisée .Episode 10 : Julia Roberts et le lit King Size

Pendant notre semaine à Orlando, nous avons eu l’occasion de voir l’Amérique et les américains de plus près, en particulier à Wet n Wild, où l’on a passé trois jours en maillots de bains au milieu des autochtones. C’est en admirant les formes généreuses de la plupart de mes camarades de file d’attente que m’est venue cette interrogation. Les Etats-Unis, on le sait, dominent les trois quarts de la planète et imposent en particulier leur culture à travers le cinéma, la télé, etc… En d’autres termes, ce sont eux qui décident quel genre de filles on voit à la télé, et qui font le choix des canons de beauté vénérés ensuite dans le monde entier. Mais alors, si c’est eux qui choisissent, pourquoi, par quel masochisme pervers décident-ils d’afficher sur leur écran de télé des femmes si différentes de celle qu’ils ont à côté d’eux dans leur lit ? Ils sont fous, ces ricains !

J’en étais là dans mes réflexions quand la lumière est venue. Et avec elle une grande admiration pour l’ingéniosité de ce peuple de pionniers. Face au paradoxe énoncé ci-dessus, ils ont inventé le lit King Size, plus large que long. Grâce à ça, et en mettant la télé bien collée au pied du lit, ils passent la nuit plus près de Julia Roberts que de leur propre femme, le tour est joué !

En ce qui me concerne, j’ai une banette de 110cm dans ma cabine, et pas de télé. Tout va bien, merci.