Rencontre extraordinaire

 

Exuma, Bahamas, 5 avril 2016

Après deux semaines de navigation quasi-quotidienne, nous faisons une petite pause à Exuma, où les Kernen retrouvent leurs amis venus passer les vacances de Pâques aux Bahamas. Avant de remonter vers la Floride, nous passons encore 2-3 nuits ici avec eux, et profitons de la civilisation pour laver du linge, faire quelques courses et consulter internet.

Le seul petit défaut de ce mouillage, c’est que ça manque furieusement de fond. Après avoir mouillé à un bon kilomètre de la côte le premier soir, nous essayons de nous approcher le lendemain, à marée haute, mais une petite plongée me convainc rapidement qu’avec 50 centimètres à peine sous la quille à marée haute, on a neuf chances sur dix de toucher le sable à marée basse, et qu’on ne peut décemment pas rester là pour la nuit. On finit donc par remouiller à mi-chemin, dès que la profondeur est raisonnable (enfin, si vous considérez que 15 centimètres sous la quille à marée basse est « raisonnable » !). Conséquence de tout ça, c’est la grande expédition en annexe à chaque fois qu’on veut débarquer. Comble de bonheur, à partir de lundi soir le vent forcit et lève un vilain clapot. Résultat on ne peut plus passer d’un bateau à l’autre ou aller à terre sans être trempés comme des soupes.

Mais il y a malgré tout de bons moments, dans la vie des pauvres voyageurs du soleil. Comme par exemple ce midi, quand Rosy se met tout à coup à hurler « Dau-dau…dauphins ! Juste là, tous à l’eau, vite ! ». Deux minutes plus tard, les deux équipages barbotent en masques et tubas au milieu de trois dauphins, qui nous tournent autour pendant un bon quart d’heure. L’un deux, en particulier, semble vraiment jouer avec nous. Il nous frôle, nous fait des sourires, nous « parle » en faisant de petits bruits. C’est vraiment extraordinaire. Enfants et parents sont aux anges et ressortent de l’eau avec un sourire jusqu’aux oreilles. Voilà un souvenir qui restera !

 

 

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