Retrouvailles à Marie-Galante

Après les au-revoir avec Nany, c’est l’heure d’entamer une séquence « retrouvailles » à partir du samedi 16. Retrouvailles avec la navigation en famille d’abord. Nous quittons le mouillage de l’ilet Gosier le matin pour mettre cap au sud-est vers Marie-Galante. Au près dans un vent maniable, le bateau gite bien, et les réflexes reviennent vite : Papa barre, Camille disparait dans sa cabine avec sa liseuse, les autres jouent ou profitent du paysage. Nous arrivons rapidement à l’anse Canot, un magnifique mouillage au nord de l’ile. Là, c’est vraiment les Caraïbes comme dans les bouquins : eau turquoise, sable blanc, cocotiers, et tout ça avec très peu de bateaux à l’ancre, malgré le week-end : idéal !

L’heure du déjeuner est à nouveau celle des retrouvailles : Hélène, une cousine de Rosy, est établie comme dentiste depuis 11 ans à Marie-Galante. Elle vient nous rejoindre à bord (à la nage, s’il vous plait !) avec ses deux filles. Elle nous fait ensuite profiter de sa voiture pour un tour d’horizon des plus jolis points de vue de la côte, et une petite ballade à l’heure du goûter. Le lendemain, rebelote, cette fois ci on part à pied pour 3 bonnes heures de marche entre plage, mangrove et campagne. Rosy a fait une reconnaissance en footing le matin même : on reprend les bonnes habitudes.

Le lendemain lundi, randonnée à Capesterre (sud-est de l’ile), garantie « plus courte » par l’amie qui nous l’a conseillée. Après 3 bonnes heures de marche sous le cagnard avec un dénivelé des plus virils, nous découvrons enfin un panneau qui confirme qu’elle est plus courte… de 500 mètres ! Qu’à cela ne tienne, c’était une très jolie ballade à travers la campagne et ses moulins, avec des points de vue magnifiques. C’est peut-être l’influence perverse de Laurent Voulzy, mais c’est vrai que Marie-Galante fait penser à Belle-Ile : une ile suffisamment grande pour avoir une âme campagnarde dès qu’on s’éloigne un peu des côtes. En tout cas ça nous a beaucoup plus.

 

A l’agenda du lundi après-midi : retrouvailles, à nouveau. Nous voyons arriver au mouillage MAUI, le catamaran de nos amis rencontrés à Canet avant le départ, et avec qui nous avions fait une bonne partie de la descente de l’Espagne. Ils ont traversé eux aussi, un peu après nous, et nous les retrouvons 2 mois et demi après notre dernier mouillage commun, aux Canaries. Nous resterons deux jours de plus à Marie-Galante avec eux, avant de revenir vers Pointe à Pitre pour une journée de chantier (hé oui, ça n’en finit pas) et de repartir passer le week-end aux Saintes.

Aux Saintes, nous mouillons au pied du pain de sucre, un peu plus loin du bourg par rapport à notre dernière visite, et partageons notre temps entre les 2 bateaux. Simon se lance dans la construction d’une immense base légo avec Gauthier et Maxence, tandis que Camille et sa copine Alice passent des heures dans leur cabine ou sur le pont, à discuter de …de… ben je ne sais pas trop de quoi, en fait. Des trucs de filles super intéressants, sûrement. Pour les adultes, c’est apéro, natation et bricolage. Lundi matin, balade à pied jusqu’au bourg, entre deux averses. Nous quittons ensuite MAUI à l’heure du déjeuner pour rentrer encore une fois vers Pointe –à-Pitre pour finir les travaux sur le gréement. Cette fois-ci, promis, c’est la dernière ! Ensuite, nous contournerons la Guadeloupe par l’ouest et mettrons le cap au nord vers Antigua et Saint Martin.