Stand-by avant transat

Arrecife – du 7 au 18 novembre

Difficile de faire dans la gaudriole d’éternels estivants quand l’actualité est si lourde au pays. On va donc se contenter d’un résumé succinct des 10 derniers jours.

Samedi 7 novembre, nous avons rejoint Arrecife, capitale de Lanzarote, pour participer au rassemblement « pré-transat » de l’Atlantic Odyssey. A cette occasion, nous quittons à regret les 3 familles de copains avec qui nous bourlinguions de conserve depuis une paire de semaines. Ils continuent eux, à travers les Canaries puis vers le Cap Vert, et traverserons plus tard que nous. On espère bien les retrouver de l’autre côté. La navigation de l’ile Lobos à Arrecife se fait au près, dans un vent mollissant, puis au moteur dans un vent nul, puis à nouveau au près par un bon petit force 5, qui nous tiendra jusqu’à l’arrivée, au soleil couchant. Pour notre dernière navigation de ce côté-ci de l’Atlantique, Vitavi aura bien cravaché.

Ici,  nous rejoignons la flotte d’une quarantaine de bateaux qui se prépare à partir le 18 novembre. Mais nous retrouvons aussi Papy et Dominique, qui viennent passer la semaine aux Canaries, et profitent du beau temps, surtout avec Rosy et les enfants, car je suis plutôt accaparé par la préparation du bateau et de la transat (séminaires, inspection sécurité, bricolages divers).

Il faut bien l’avouer, après les super moments passés avec Krysfil, Didjeridou et Maui, on souffre du syndrome de l’arrivée dans une nouvelle école : on a beau savoir qu’il faut un peu de temps pour se faire des nouveaux copains, on trouve que tous les types de la classe sont rien bêtes par rapport aux chouettes copains trop terribles qu’on avait dans l’ancienne école. Du coup, si on ne regrette pas du tout de s’être inscrits à ce rallye (ça a beaucoup compté dans la préparation depuis 1 an), les 10 jours de stand-by dans cette grande marina tirent en longueur, et ne resteront pas dans les annales comme les moments les plus joyeux du voyage (sans compter, évidemment, le coup de bambou du vendredi 13).

Mais le départ est maintenant tout proche, le bateau est chargé à mort, peaufiné aux petits oignons, et nous sommes heureux et impatients à l’idée de partir mercredi, et pour tout dire pas tellement inquiets. Les enfants, de leur côté, ont l’air au contraire de profiter à fond de ce temps à la marina. Ils se sont fait pas mal de copains (plutôt parmi les équipages francophones, mais aussi anglais ou norvégiens) et vivent en bande et en autonomie sur les pontons, entre les bateaux des uns et des autres, le burger king, le terre-plein où ils jouent au loup, etc…

Bon courage à tous pour les moments difficiles à Paris et dans tout le pays. Et à dans quelques semaines.

Ps : pour les détails de la traversée, voir l’article suivant.