Info express : A voile, mais sans vapeur

Où l’on se souvient à nos dépens que la partie la plus importante d’un bateau à voile… c’est le moteur.

Départ de Carthagène samedi 3 Octobre après-midi. Tout est paré pour 48 heures de mer et plus, démarrage moteur, on largue les amarres, et c’est parti pour les longues nuits sur la mer jolie, après le petit arrêt gasoil de rigueur au fond du port. Un peu encombré, ce port, attention au voilier qui manœuvre là-bas devant, un petit coup de marche arrière pour ralentir, et ce sera bon. Ah, tiens ? Pas de marche arrière, c’est intéressant. Et tout bien réfléchi, pas vraiment de marche avant non plus. Le moteur reste au ralenti quelle que soit la position de la manette des gaz. Et le fond du port approche… Et un autre voilier qui quitte le ponton carburant arrive en face… et le petit vent de travers nous fait inexorablement dériver…

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[Nous retrouvons nos héros du quotidien aux prises avec une situation critique, où tout peut basculer en quelques secondes. La tension dramatique est à son comble]

Le destin est farceur, mais il bégaie un peu, et il a oublié que l’équipage de Vitavi est rompu aux manœuvres de port désespérées, telle la première arrivée à Canet en Roussillon, inverseur* bloqué, début juin.

Ni une, ni deux, le skipper décide d’une audacieuse manœuvre d’accostage sur le ponton tout proche, Rosy, barrant au millimètre, amène Vitavi à petite vitesse tout contre le quai de bois, Christophe saute à terre, tourne l’amarre au taquet, et, bandant comme jamais ses muscles d’airain, arrête net les 11 tonnes de verre et d’acier à quelques centimètres de l’impact fatal. Good job, guys ! (bon, en fait, on a un peu touché, mais ça se voit à peine, donc on va dire que ça ne compte pas).

Bref, la manœuvre est jolie, mais on est coincé à Carthagène au moins jusqu’à lundi, puisque tout est fermé le week-end. On va en profiter pour faire « escale technique » de façon un peu plus sérieuse et s’attaquer à la liste des petits bricolages qu’on traine plus ou moins depuis le départ.

La suite au prochain numéro.

(*) pour les néophytes, appelons ça « embrayage » ou « boite de vitesse », en gros.