Escale à Formentera

24-25 Septembre 2015

Jeudi 24 après-midi, nous quittons notre mouillage de Santa Eulalia sur Ibiza pour faire route  vers la quatrième ile des Baléares : Formentera. 4 heures de navigation sans histoires par vent faible, que nous finissons au moteur pour arriver avant la nuit. Nous mouillons devant Es Pujols, au pied de hautes falaises, par 10 mètres de fond. C’est assez impressionnant car nous sommes absolument seuls dans cette baie profonde et peu abritée, et à 100 mètres de nous, les vagues, pourtant toute petites, brisent à grand fracas sur les rochers en soulevant des gerbes d’embruns. Le mouillage ne serait pas signalé dans les guides, et recommandé comme « meilleur souvenir des Baléares par certains prédécesseurs, nous n’aurions pas forcément eu l’idée de nous mettre là. Nous serons rejoints ensuite par 2 autres voiliers qui doivent se dire « il y a un bateau qui a l’air de bien connaître le coin, on va se mettre à côté de lui ».

Le lendemain matin, on constate que le coin est vraiment très joli avec son eau ultra-transparente, ses falaises, et ses bancs de mystérieux « poissons-crocodiles » (des espèces de longs poissons, genre anguille, avec un très long bec qui s’ouvre comme une bouche de crocodile). Mais au moment de se jeter à l’eau, alerte aux méduses ! Il y en a partout, c’est vraiment dommage. Deuxième fois que ces bestioles nous gâchent notre plaisir dans ces parages.

Qu’à cela ne tienne, nous ne sommes pas venus à Es pujols uniquement pour la baignade, mais pour une escale familiale, puisque la cousine de ma mère y a une maison. Nous passerons donc 2 jours en compagnie de Françoise et Alexandre, où nous serons reçus comme des rois : repas gastronomiques, douches et lessives à volonté, tour de l’ile en voiture pour le ravitaillement, connexion internet, et j’en passe. Mais surtout, le top du top qui fait de cette escale un moment exceptionnel pour les malheureux forçats de la mer que sont devenus nos pauvres enfants : il y a la télé !!! Tout un après-midi devant Gulli pendant que papa et maman courent les supermarchés, c’est le nirvana. Et en plus, la direction de l’école a décrété que les 2 jours à Formentera feraient office de week-end.

Les journées passeront donc bien vite, et on peut dire que Formentera nous a beaucoup plu, en tout cas en cette saison. Malgré une fréquentation visiblement forte (« on n’a jamais vu autant de monde en septembre » nous dit Alexandre), l’ile est relativement sauvage et préservée. Les petites maisons blanches avec terrasses sur le toit sont cachées le long de routes en terre qui semblent volontairement mal entretenues pour écarter les gêneurs, les plages sont belles, les paysages assez sauvages, seul le trafic incessant des scooters sur la grande route de l’ile donne le sentiment d’un tourisme de masse. Avec nos références à nous, on dirait que c’est un mélange de Belle Ile en mer et de Cap Ferret, avec des maisons des iles grecques.

En tout cas, mille mercis à Françoise et Alexandre pour leur accueil et leur gentillesse.

Elle est à toi, cette chanson
Toi la cousine, qui sans façon
Nous a ouvert ta buanderie
Quand notre linge était moisi
Toi qui ouvrit ta douche quand
Les italiens, les estivants
Sur leur serviette, tous allongés
En nous voyant se bouchaient l’nez
Ce n’était rien qu’un peu d’ariel
Mais il nous a lavé le cœur
Et dans nos têtes, il brille encore
A la manière d’un grand soleil

Elle a est toi, cette chanson
Toi le cousin qui sans façon
Sur tout’ l’ile nous a trimballé
Dans ta vieille Mega plastifiée
Toi qui n’a pas hésité quand
Les italiens les estivants
Sur leurs scooters, bien alignés
S’amusaient à nous voir marcher
Ce n’était rien qu’une vieille bagnole
Mais elle nous a transporté loin
Et dans notre âme, elle roule encore
A la manière d’une formule 1

Vous les cousins, quand vous mourrez
Que l’ croque-mort viendra vous chercher
Qu’il vous ramène, via Ibiza à Formentera

Avant de reprendre l'annexe
Avant de reprendre l’annexe
La sieste dans le hamac
La sieste dans le hamac
il y a la télé !!!
il y a la télé !!!