Ibiza, temple de la fête

Santa Eulalia, 23-24 septembre 2015

Nous passons 48 heures à Saint Eulalia, mouillés dans la baie juste devant le port. L’occasion de mettre un peu plus les pieds à terre, ce que nous n’avons pas vraiment fait depuis quelques jours. Plage, balades à pied, glaces sur le front de mer ou pique-nique à la plage sont donc au programme, sans oublier l’école, bien sûr.

Ce qui est frappant, dans cette visite d’Ibiza (Sainta Eulalia est la troisième ville d’Ibiza), c’est qu’on s’attendait à tomber dans le temple de la nuit, à croiser David Guetta à chaque coin de rue et à carburer à la vodka-Red Bull du matin au soir, mais en fait on a surtout le sentiment d’avoir débarqué dans une immense maison de retraite anglo-allemande.

Les moins adolescents d’entre vous se souviennent peut-être de Cocoon, ce film des années 80 où des petits vieux plus ou moins paralytiques, tous en peignoir blanc, retrouvaient force et jeunesse autour d’une mystérieuse piscine. Et bien Santa Eulalia, c’est pareil : grande piscine, petits vieux, peignoirs blancs. La seule différence c’est que l’eau de la piscine est, elle, désespérément normale.

Mais bon, à part ce sentiment étrange de diviser la moyenne d’âge par deux à nous tout seuls, avec nos quatre enfants, on a quand même bien profité de ce petit séjour balnéaire. On est reparti le 24 dans l’après-midi pour notre dernière escale baléaresque (baléarienne ? baléariste ?) : Formentera, d’où nous comptons appareiller dimanche après-midi, pour une nuit de navigation vers Alicante.