On flâne à Port-Mahon

17 au 18 septembre 2015

Jeudi 17. Réveil à 6h30 par solidarité avec les courageux travailleurs. Et puis aussi parce que notre plan pour ce matin est de quitter Fornells au lever du jour et rejoindre à une heure de navigation une petite crique mignonne pour le petit déjeuner et l’école. On sort de la baie de Fornells sous génois seul, en longeant les hautes falaises rouges, c’est très beau.

Après une petite heure, il s’avère que la crique dont la forme était si mignonne sur la carte a le minuscule défaut de servir d’écrin à un magnifique hotel-club de 6 étages : on décide de continuer encore une demi-heure et on s’arrête finalement dans une anse rocheuse, seuls au monde. Petit dej’, école : la matinée standard. Mais vers 11h30, le vent tourne d’un seul coup au nord-est, ce qui nous fait tourner autour de notre ancre et nous rapproche très franchement des rochers. On appareille aussi sec, tant pis pour la baignade.

Par un petit vent force 2-3, on glisse tranquillement le long de la côte de Minorque, sous génois seul, configuration que nous trouvons décidément très confortable aux allures portantes (NDLR quand on a le vent plus ou moins dans le dos). On perd un peu en vitesse en ne sortant pas la grand-voile, mais on y gagne très nettement en simplicité de manœuvre (pas la peine d’aller faire le guignol au pied du mat) et en souplesse / simplicité, car on n’a pas à gérer les problèmes de voiles qui se cachent le vent l’une l’autre.

On arrive comme ça jusqu’à Mahon, la « capitale » de Minorque. La ville est nichée dans une très longue calanque (plus grand port naturel de Méditerranée, je crois) et l’arrivée est vraiment magnifique, surtout qu’en cette saison, c’est assez calme. Vitavi est amarré en fin d’après-midi à la Marina Menorca, où nous trouvons avec plaisir un ponton, de l’eau, de l’électricité, des douches, et même du wifi jusque dans le bateau. La vie est belle.

Vendredi 18. Après une première ballade dans la vielle ville hier, nous y retournons ce matin en mission avitaillement, tous armés de notre sac à dos, et tirant notre arme secrète, le caddie de Mamie offert par le supermarché de Bonifacio. Bon, avouons-le tout de suite, on comprend pourquoi ils les offrent, leurs caddies. Le nôtre a rendu l’âme 1 mètre après la caisse du supermarché, et on a dû tout ramener à dos d’hommes. Dure la vie.

Et cet après-midi, comme c’est quand même notre anniversaire de mariage, on s’est fait des beaux cadeaux. Ma tendre épouse m’a offert deux heures de tranquillité en emmenant les enfants à l’aire de jeux, et moi, mari exemplaire, j’ai utilisé ce temps pour offrir à ma femme une magnifique pompe de WC réparée, presque comme neuve. Amour, quand tu nous tiens.

Demain, direction la côte sud de Minorque et ses criques, pour que les masques et les tubas reprennent un peu du service. Ensuite, le programme n’est pas complètement arrêté. On pense de plus en plus ne faire qu’un touché rapide à Majorque pour filer sur Ibiza et Formentera. On vous tiendra au courant…

 

a nous deux, supermercado
a nous deux, supermercado