Travaux un jour, travaux toujours

Du 24 août au 2 septembre

Après notre petite croisière du 15 août, retour aux dures réalités de la vie Canétoise, sa zone technique, ses magasins de bricolage et d’accastillage, et autres sanitaires de fond de port qui font la renommée de cette riante station balnéaire catalane.

La seconde tranche de travaux devait être brève, essentiellement centrée sur la pose du nouvel étai (le cable qui tient le mat par l’avant), celle des panneaux solaires, et la révision approfondie du moteur. Pour ce dernier, à la surprise générale, tout s’est passé sans surprise, dans la grosse demi-journée prévue. Par contre, le reste, ça a été le festival des imprévus et contretemps. Après quelques belles séances de jeu de piste à la poursuite des livreurs (vous savez, ces gens charmants dont le métier consiste à aller boire des coups, puis à rentrer chez eux en cliquant sur leur site internet « me suis présenté à votre domicile en votre absence, le colis sera disponible dans 48 heures au dépôt situé 1243 rue du bout du monde, à Dunkerque »), quelques heures de bricolage de haute tenue (du genre où on se fabrique ses propres outils pour réussir à choper la petite vis rouillée qui n’a visiblement jamais été conçue pour être démontée*), et quelques prises de becs diverses et variées, on a fini par venir à bout de ces épreuves et mettre Vitavi à peu près dans l’état voulu.

La vie étant bien faite, la météo pendant toute cette période, avec un fort vent de sud-est et la mer associée, ne nous aurait pas permis de partir. La bonne fenêtre, c’était mercredi. Et donc nous sommes partis mercredi, pile à l’heure. Mais ça c’est une autre histoire, à lire dans le prochain épisode.

D’un point de vue familial, ça n’a pas été une période facile, car on vit à 6+1 (l’artisan) dans notre petit bateau envahi par les outils. En plus, la météo commençait à sentir la fin de saison, ce qui limitait le temps passé à la plage pour les enfants. Enfin, grâce aux trésors de patience et de bonne volonté de Rosy, on s’en est sorti. Il faut dire aussi qu’on n’a plus de voiture, ce qui limitait pratiquement ses possibilités de prendre ses enfants sous le bras et de se barrer à Toulouse en me laissant en plan avec mon bateau pourri 😉 La visite d’amis de Toulouse (Laurent et Rose) et la rencontre d’un équipage qui part pour un projet similaire sur un catamaran a aussi fait beaucoup de bien (bon, je dis « projet similaire », eux ils partent 3 ans, à 5 sur un cata de 50 pieds). Le seul truc idiot, c’est qu’on s’est croisés plusieurs jours avant de s’aborder franchement, et au final on n’a passé que 24 heures ensemble. Dommage car les enfants se sont beaucoup amusés. Leçon pour plus tard: les escales sont courtes, il ne faut pas perdre de temps pour faire des rencontres.

Bonifacio, le 6 septembre

Christophe

(*) je vous fais grâce au passage des commentaires persifleurs de l’artisan autodidacte baroudeur envers ces abrutis d’ingénieurs qui sont peut-être forts en maths mais n’ont jamais tenu un tournevis de leur vie

Quelques photos des travaux

Un GPS à la barre: la classe!
Un GPS à la barre: la classe!
Panneaux solaires
Panneaux solaires
On coud des flashlights sur les gilets de sauvetage
On coud des flashlights sur les gilets de sauvetage
Changement d'étai, simple comme un coup de meuleuse
Changement d’étai, simple comme un coup de meuleuse
Enième montée en haut du mat
Enième montée en haut du mat